IDÉES CADEAUX

Les rubriques

Nouveaux articles

Chroniques

Coups de cœur

Bord de mer de Véronique Olmi

Bord de mer de Véronique Olmi

Une femme sans nom et comme dépossédée des choses arrive avec ses deux petits garçons dans une ville située au bord de la mer. Autant pour fuir la misère et les règles du jeu social dont elle souffre que pour offrir à ses enfants un peu de bonheur, la promesse d'un ailleurs enfin tangible. Le « je » que le lecteur entendra ici n'est pas à proprement parler celui d'une « bonne mère », selon le sens commun et ce qu'il implique en termes de responsabilité familiale. Il est celui d'une femme à la dérive, dans les marges du social, qui dit l'absolu de l'amour maternel et ses déclinaisons au-delà de la raison. Le désir contre la société, jusqu'au drame ? Peut-être. Une histoire toute simple, un récit très fort.

Bord de mer, Véronique Olmi
Babel, Arles, 2003
9,- €

L´écriture ou la vie de Jorge Semprun

L´écriture ou la vie de Jorge Semprun
La force des mots

Déporté à Buchenwald, Jorge Semprun est libéré par les troupes américaines de Patton le 11 avril 1945. L´étudiant du lycée Henri IV, le lauréat du concours général de philosophie, le jeune poète qui connaît déjà tous les intellectuels parisiens découvre à Buchenwald ce qui n´est pas donné à ceux qui n´ont pas connu les camps : vivre sa mort. Un temps, il va croire qu´on peut exorciser la mort par l´écriture. Mais écrire renvoie à la mort, et pour s´arracher à ce cercle vicieux, il sera aidé par une femme, bien sûr, et aussi par l´existence d´un objet très prosaïque : le parapluie de Bakounine, conservé à Locarno. Dans ce tourbillon de la mémoire, mille scènes, mille histoires rendent ce livre sur la mort extrêmement vivant.

Jorge Semprun aurait pu se contenter d´écrire des souvenirs ou un document. Mais il a composé une œuvre d´art où l´on n´oublie jamais Weimar, la petite ville de Goethe, à quelques pas de Buchenwald, la poésie et la force des mots et de tous ces symboles, en voisinage avec le silence de la mort, et tout ce qui aide ces êtres encore en vie à tenir comme tel le plus longtemps possible.

L'écriture ou la vie, Jorge Semprun
Folio, Paris, 2005
11,- €

Nous de Lorette Nobécourt

Nous de Lorette Nobécourt

Rapport sur nous

Dans ce train qui revient de Berlin au lendemain de cette folle période de la chute du mur, un homme et une femme se rencontrent. Immédiatement, la fusion de leurs désirs communs les fait emménager ensemble, avoir un enfant, et les transporte vers la construction de leur histoire, de cette première personne du pluriel qui prend la place du
« je » individuel.
Mais jusqu´où peut- on réellement renoncer à son individualité et à une certaine forme de liberté, celle qu´on a toujours connue finalement ?
Ce récit aux voix multiples, où le chœur des hommes et des femmes qui fréquentent ce couple ensemble ou individuellement, montre à quel point la variation d´une même œuvre peut-être complexe et déborder les sentiments et leurs apparences. Et cette œuvre d´art la plus communément partagée, ce Nous, c´est tout simplement la relation d´un homme et d´un femme qui s´aiment.

Nous, Lorette Nobécourt
Le Livre de poche, Paris, 2004
7,- €

Sous réserve de Hélène Frappat

Sous réserve de Hélène Frappat
Un puzzle de 477 fragments agencés de manière tout à fait magnétique, qui interrogent le rapport de la fable et de la vérité, de la fiction et du mensonge, de la « réserve » et de la « franchise », à travers un mélange de citations, de notations autobiographiques et de confessions intimes de l´auteur elle-même, suffisamment fortes pour être complètement fausses… ou bien très vraies !

Sous réserve est une brillante et capiteuse théorie-fiction, où l’Idée ne l’emporte heureusement pas sur le sentiment pour tenter de procéder à l’élucidation de Soi par l’exploration des crises de la parole. Un livre très original, très monté pour le dire comme au cinéma, à lire très doucement pour s’imprégner de son climat subtilement romantique. Un livre à lire… sans réserve.


Sous réserve, Hélène Frappat,
Allia, Paris, 2004
9,- €
Page 15/18
15

EN VITRINE

"Essence" de Fred Bernard & Benjamin Flao

"Essence" de Fred Bernard & Benjamin Flao

Achille, un jerrican à la main, déambule dans un dédale de couloirs dans un bâtiment immense, étrange… Enfin, il trouve une ouverture. Ébloui par le soleil, il se dirige vers une Ford Mustang blanche. À côté, une belle femme brune l’attend. Ils vont pouvoir repartir. La femme lui demande de reprendre le cours de ses souvenirs alors qu’ils roulent dans un paysage désertique. Se souvient-il de ce qu’il lui est arrivé avant de se retrouver ici, avec elle ? Achille a mal à la nuque et voit un étang gelé dans la brume, une Porsche 911 jaune en plein milieu, à moitié immergée. Un homme semble être à l’intérieur… Mais ça ne peut être lui, il n’a jamais eu de Porsche… Et puis qu’est-ce qu’il fait là, dans cette voiture, avec elle, alors qu’il ne l’a jamais vue et ne connaît même pas son nom ? Alors, elle lui révèle la vérité : il est au « paradis » (plutôt le purgatoire, ou la purge) des pilotes, et elle est son ange gardien. Pour en sortir, il va falloir comprendre comment il est mort pour trouver la paix… (Futuropolis, 01/2018)

Lettre d'infos

Régulièrement, la lettre d'informations dresse un panorama des activités de la librairie et des nouveautés.

La librairie

Librairie française
Patrick Suel
Linienstrasse 141
10115 Berlin-Mitte

Près de l'Oranienburger Str.
tel +49 (0)30. 280 999 05
fax +49 (0)30. 280 999 06
Email info@zadigbuchhandlung.de

Le lundi de 14 à 19 heures,
du mardi au vendredi de 11 à 19 heures
et le samedi de 11 à 18 heures

Zadig

ALBUMS PHOTO

Leïla Slimani et Olivier Guez invités par ZADIG le 31 mars 2015France invitée d'honneur à la Foire du livre de Francfort 2017Une lecture-présentation de Ken Bugul« Le Messager de Hesse », une relecture de Georg Büchner« Les Mystères de la gauche » par Jean-Claude Michéa« L’Art presque perdu de ne rien faire » de Dany LaferrièreRUE DES LIGNES 2013« Verre Cassé » de Alain Mabanckou« Où va Berlin ? » / Partie 2« Où va Berlin ? » / Partie 1Le Livre des NuagesOù sont passées les filles ?Brassens libertaire« Retour à l’envoyeur »Alain FreudigerAfter VIVE LA BOURGEOISIE! le 15 juillet 2006Une lecture de « Brassens. Le regard de Gibraltar » de et par Jacques Vassal le vendredi 15 septembre 2006Jean-Charles Massera