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Un petit homme de dos de Richard Morgiève

Un petit homme de dos de Richard Morgiève
Vous ne répondrez plus au téléphone...

Elle, c´était Andrée, lui, c´était Stéphane.
Elle était belle et innocente, et lui, il était petit et myope. Il était menteur, arrogant, violent, amoral et volage. Et bien sûr, quand elle l´a vu, elle est tombée amoureuse de lui : l´ange et le démon réunis en pleine guerre parce que Cupidon ne connaît pas la paix. Ils se sont aimés dans la clameur des cannons, dans le creuset des amitiés immuables et de la fidélité qui est en ces temps là une vraie richesse, et lui qui avait fait de l´argent avec le beurre du marché noir, il fit fortune avec l´argent du beurre.
Mais comme pour lui trop ce n´était pas assez, un jour il a tout perdu. Il fallait tout recommencer. Le pouvait-il ? « Qui vivra verra », disait-il, c´était bien sûr une petit philosophie, cependant lui-même était un petit homme qui aimait une femme plus grande que lui. Lisez leur histoire, elle commence en 1942 en Ardèche.
Né en 1950, Richard Morgiève est l´un des auteurs les plus brillants de sa génération.

Un petit homme de dos, Richard Morgiève
Éditions Joelle Losfeld, Paris, 2006
13,- €

Les Coups de Jean Meckert

Les Coups de Jean Meckert

C´est l´histoire toute simple d´un homme qui fait le manœuvre dans des petits ateliers de mécanique. Félix tente d´expliquer en phrases saines et drues son désarroi d´être incompris et de mal comprendre. Que ce soit dans ses discussions avec ses patrons, avec les cousins ou avec sa femme, Paulette, il souffre toujours de savoir mal s´exprimer. Il lui arrive même d´entre en conflit, dans l´esprit de sa femme, avec de superbes mots de roman-feuilleton, et de perdre la bataille.
Alors tombent les coups, au bout du désespoir. Tout comme on est contraint de faire la révolution lorsque les mots, les échanges et finalement l´existence ont perdu tout leur sens profond pour sombrer dans la vulgarité des idées trop couramment reçues et trop rarement ressenties.

Les Coups, Jean Meckert
Folio, Paris, 2002
7,- €

Les Particules élementaires de Michel Houellebecq – Prix Novembre 1998

Les Particules élementaires de Michel Houellebecq – Prix Novembre 1998
Le livre qui divise

Deux demi-frères, Michel et Bruno. Nés dans les années cinquante, ils ont été très tôt séparés de leurs parents et élevés dans des conditions différentes. Leurs chemins ne se croiseront pas, si ce n'est dans l'échec qu'ils connaîtront malgré une réussite professionnelle indiscutable. Michel se jettera à corps perdu dans des recherches scientifiques menant à la disparition de l'humanité. Bruno accumulera les conquêtes sexuelles sans réelle satisfaction.
Ni l'un ni l'autre des héros de ce livre à la croisée de la critique sociale, du roman psychologique et du roman d'anticipation, ne parviendra à communiquer avec ses semblables. Représentant de la nouvelle génération d'auteurs français, Michel Houellebecq signe un roman très controversé à sa sortie, qui remet en cause les valeurs de Mai 68.

Les Particules élémentaires, Michel Houellebecq
J'ai Lu, Paris, 1998
9,- €

Rapport sur moi de Grégoire Bouillier

Rapport sur moi de Grégoire Bouillier

Ce sont des choses qui arrivent...

« Ce sont des choses qui arrivent ». Toutes les vies en sont remplies de ces petites réflexions. De celle de Grégoire Bouillier, on apprend dans son premier roman que sa maman était suicidaire, que sa nourrice n’avait pas été tendre avec lui, qu’un jour il avait été fasciné par la vision involontaire de la toilette intime de la mère d’un ami, bref, qu’il lui est arrivé des choses. Comme à nous tous.
La confession de celui qui déclare avoir « vécu une enfance heureuse », avant de ressentir « l’habitude du désenchantement », tient dans ce déshabillage progressif des fils secrets qui lient entre eux les événements de l’existence, où la réappropriation des souvenirs de l´enfance éclaircit la lecture de sa vie d´adulte.
Ce premier roman est finalement un récit de vie, il en extrait quelques mystères avec une certaine lucidité et beaucoup d´humour, on s´amuse et on s´accorde avec cet homme qui fait la découverte de sa propre mythologie. Pour un premier livre, rédigé avec la sobriété des esprits fins, Rapport sur moi est un coup de maître. Une pièce de langage qui ne se prend jamais au sérieux, et qui se prendrait même plutôt à la légère pour dire des choses de la vie qu’on pourra aussi trouver très graves.
Grégoire Bouillier a quarante ans, il vit et travaille à Paris, et a publié quelques textes dans les revues L’Infini et NRV. Rapport sur moi est son premier roman.

Commentaire de Grégoire Bouillier sur Rapport sur moi :

« Tout le monde vit certaines choses, mais qu’ont-elles à nous raconter ? Pourquoi vit-on ceci plutôt que cela ? A quoi tient finalement le déroulement de nos existences et jusqu´où sommes-nous concernés par ce qui nous arrive? C´est pour répondre à ces questions que j'ai écrit Rapport sur moi : à travers ma propre expérience, j'avais envie que ce soit pour une fois la vie qui parle, plutôt que de plaquer un discours sur elle. Rapport, cela veut dire « action de raconter ce que l'on a vu, ce que l'on a entendu » et j'ai simplement essayé de restituer le plus honnêtement possible ce que j'avais vu et entendu, sans tricher ni poser, avec l'idée que la littérature pouvait advenir de ce refus de faire littéraire.
Il ne s'agissait pas de parler de moi, ni de ma famille ou de mes amours, mais à partir de tout cela de découvrir le mouvement même de l'existence : comment elle se déroule sous le signe du langage, par exemple, ou encore que tout ce que la société sépare lorsqu'elle oppose l'enfance à l'âge adulte, le passé au présent, la famille à la société, la joie à la peine, l'amour au sexe, etc. ne tient pas la route si l'on y regarde de plus près. Tout ce qui nous arrive, nous arrivons aussi avec, voilà ce que raconte mon livre. Pour moi, il dit que chacun peut faire un usage de son existence et se la réapproprier ; car il s'agit de nos vies tout de même. »

Rapport sur moi, Grégoire Bouillier
J'ai Lu, Paris, 2004
5,- €

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EN VITRINE

"Le colosse de Maroussi" d'Henry Miller

"Le colosse de Maroussi" d'Henry Miller

En 1939, alors que l'Europe bascule dans la guerre, Henry Miller rejoint la Grèce à l'invitation de son ami Lawrence Durrell. Il n'a pas un sou, ses livres sont frappés par la censure aux États-Unis, et c'est sans doute ce dépouillement qui lui permet de partir corps et âme à la rencontre de la Grèce et de celui qui en incarne à ses yeux l'ethos : le conteur, poète et jouisseur Katsimbalis. « La joie qu’on éprouve à lire Le Colosse de Maroussi est extrême. Elle vous ouvre le cœur et réveille vos désirs. La solitude, les arbres, les couleurs, les parfums : tout se met à bondir. Les phrases dansent, les îles se soulèvent ; leur clarté vous déchire. La littérature, c’est la transmission de l’enthousiasme. (...) » (Yannick Haenel, préface à l'éditions Buchet/Chastel, 2013)

 

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