IDÉES CADEAUX

Les rubriques

Nouveaux articles

Chroniques

Coups de cœur

Les Coups de Jean Meckert

Les Coups de Jean Meckert

C´est l´histoire toute simple d´un homme qui fait le manœuvre dans des petits ateliers de mécanique. Félix tente d´expliquer en phrases saines et drues son désarroi d´être incompris et de mal comprendre. Que ce soit dans ses discussions avec ses patrons, avec les cousins ou avec sa femme, Paulette, il souffre toujours de savoir mal s´exprimer. Il lui arrive même d´entre en conflit, dans l´esprit de sa femme, avec de superbes mots de roman-feuilleton, et de perdre la bataille.
Alors tombent les coups, au bout du désespoir. Tout comme on est contraint de faire la révolution lorsque les mots, les échanges et finalement l´existence ont perdu tout leur sens profond pour sombrer dans la vulgarité des idées trop couramment reçues et trop rarement ressenties.

Les Coups, Jean Meckert
Folio, Paris, 2002
7,- €

Les Particules élementaires de Michel Houellebecq – Prix Novembre 1998

Les Particules élementaires de Michel Houellebecq – Prix Novembre 1998
Le livre qui divise

Deux demi-frères, Michel et Bruno. Nés dans les années cinquante, ils ont été très tôt séparés de leurs parents et élevés dans des conditions différentes. Leurs chemins ne se croiseront pas, si ce n'est dans l'échec qu'ils connaîtront malgré une réussite professionnelle indiscutable. Michel se jettera à corps perdu dans des recherches scientifiques menant à la disparition de l'humanité. Bruno accumulera les conquêtes sexuelles sans réelle satisfaction.
Ni l'un ni l'autre des héros de ce livre à la croisée de la critique sociale, du roman psychologique et du roman d'anticipation, ne parviendra à communiquer avec ses semblables. Représentant de la nouvelle génération d'auteurs français, Michel Houellebecq signe un roman très controversé à sa sortie, qui remet en cause les valeurs de Mai 68.

Les Particules élémentaires, Michel Houellebecq
J'ai Lu, Paris, 1998
9,- €

Rapport sur moi de Grégoire Bouillier

Rapport sur moi de Grégoire Bouillier

Ce sont des choses qui arrivent...

« Ce sont des choses qui arrivent ». Toutes les vies en sont remplies de ces petites réflexions. De celle de Grégoire Bouillier, on apprend dans son premier roman que sa maman était suicidaire, que sa nourrice n’avait pas été tendre avec lui, qu’un jour il avait été fasciné par la vision involontaire de la toilette intime de la mère d’un ami, bref, qu’il lui est arrivé des choses. Comme à nous tous.
La confession de celui qui déclare avoir « vécu une enfance heureuse », avant de ressentir « l’habitude du désenchantement », tient dans ce déshabillage progressif des fils secrets qui lient entre eux les événements de l’existence, où la réappropriation des souvenirs de l´enfance éclaircit la lecture de sa vie d´adulte.
Ce premier roman est finalement un récit de vie, il en extrait quelques mystères avec une certaine lucidité et beaucoup d´humour, on s´amuse et on s´accorde avec cet homme qui fait la découverte de sa propre mythologie. Pour un premier livre, rédigé avec la sobriété des esprits fins, Rapport sur moi est un coup de maître. Une pièce de langage qui ne se prend jamais au sérieux, et qui se prendrait même plutôt à la légère pour dire des choses de la vie qu’on pourra aussi trouver très graves.
Grégoire Bouillier a quarante ans, il vit et travaille à Paris, et a publié quelques textes dans les revues L’Infini et NRV. Rapport sur moi est son premier roman.

Commentaire de Grégoire Bouillier sur Rapport sur moi :

« Tout le monde vit certaines choses, mais qu’ont-elles à nous raconter ? Pourquoi vit-on ceci plutôt que cela ? A quoi tient finalement le déroulement de nos existences et jusqu´où sommes-nous concernés par ce qui nous arrive? C´est pour répondre à ces questions que j'ai écrit Rapport sur moi : à travers ma propre expérience, j'avais envie que ce soit pour une fois la vie qui parle, plutôt que de plaquer un discours sur elle. Rapport, cela veut dire « action de raconter ce que l'on a vu, ce que l'on a entendu » et j'ai simplement essayé de restituer le plus honnêtement possible ce que j'avais vu et entendu, sans tricher ni poser, avec l'idée que la littérature pouvait advenir de ce refus de faire littéraire.
Il ne s'agissait pas de parler de moi, ni de ma famille ou de mes amours, mais à partir de tout cela de découvrir le mouvement même de l'existence : comment elle se déroule sous le signe du langage, par exemple, ou encore que tout ce que la société sépare lorsqu'elle oppose l'enfance à l'âge adulte, le passé au présent, la famille à la société, la joie à la peine, l'amour au sexe, etc. ne tient pas la route si l'on y regarde de plus près. Tout ce qui nous arrive, nous arrivons aussi avec, voilà ce que raconte mon livre. Pour moi, il dit que chacun peut faire un usage de son existence et se la réapproprier ; car il s'agit de nos vies tout de même. »

Rapport sur moi, Grégoire Bouillier
J'ai Lu, Paris, 2004
5,- €

Mon binôme de Charles Pennequin

Mon binôme de Charles Pennequin

Le Pennequin monologue

Avec Mon binôme, Pennequin donne un livre comme on n'en avait pas été content depuis longtemps, bon à lire, bon à rire et à pleurer, un livre à engueuler, à embrasser, un livre à fredonner :
"Je ne suis pas Cadet Rousselle, dixit le colonel, tu n'es plus chez maman, dixit mon adjudant, va donc prendre un peu l'air, dixit les militaires, cesse donc les bouffonneries, signé tous les maris, arrête d'être ton larbin, signé tous mes copains, et puis essuie tes larmes, signé la femme à barbe, fais tes adieux par fax, signé furax."

Eric Loret, Libération, 10 juin 2004


Mon binôme, Charles Pennequin
POL, Paris, 2004
19,- €

Page 16/18
16

EN VITRINE

Insondable N'Sondé

Insondable N'Sondé

Le héros-narrateur du cinquième livre de Wilfried N'Sondé est né Nsaku Ne Vunda en 1583 sur les rives du fleuve Kongo. Orphelin élevé dans le respect des ancêtres et des traditions, il est éduqué par des missionnaires et baptisé Dom Antonio Manuel le jour de son ordination. Le voici, au tout début du XVIIe siècle, chargé par le roi bakongo de devenir son ambassadeur auprès du pape. En faisant ses adieux à son Kongo natal, le jeune prêtre ignore que le long voyage censé le mener à Rome va passer par le Nouveau Monde, et que le bateau sur lequel il embarque, nommé Vent Paraclet, est chargé d’esclaves… Trouvant sur son chemin un mousse aux airs efféminé, des corsaires barbaresques dignes du meilleur du genre de cape et d'épées, il accoste à Lisbonne et traverse l'Espagne – trouvant sur son chemin l'Inquisition – mourrant à Rome en martyr de la liberté. Un roman d'aventure par un auteur qui ne laisse pas d'étonner. (Un océan, deux mers, trois continents, Actes Sud 01/2018)

Lettre d'infos

Régulièrement, la lettre d'informations dresse un panorama des activités de la librairie et des nouveautés.

La librairie

Librairie française
Patrick Suel
Linienstrasse 141
10115 Berlin-Mitte

Près de l'Oranienburger Str.
tel +49 (0)30. 280 999 05
fax +49 (0)30. 280 999 06
Email info@zadigbuchhandlung.de

Le lundi de 14 à 19 heures,
du mardi au vendredi de 11 à 19 heures
et le samedi de 11 à 18 heures

Zadig

ALBUMS PHOTO

Leïla Slimani et Olivier Guez invités par ZADIG le 31 mars 2015France invitée d'honneur à la Foire du livre de Francfort 2017Une lecture-présentation de Ken Bugul« Le Messager de Hesse », une relecture de Georg Büchner« Les Mystères de la gauche » par Jean-Claude Michéa« L’Art presque perdu de ne rien faire » de Dany LaferrièreRUE DES LIGNES 2013« Verre Cassé » de Alain Mabanckou« Où va Berlin ? » / Partie 2« Où va Berlin ? » / Partie 1Le Livre des NuagesOù sont passées les filles ?Brassens libertaire« Retour à l’envoyeur »Alain FreudigerAfter VIVE LA BOURGEOISIE! le 15 juillet 2006Une lecture de « Brassens. Le regard de Gibraltar » de et par Jacques Vassal le vendredi 15 septembre 2006Jean-Charles Massera