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« Vous n’étiez pas là » de Alban Lefranc

« Vous n’étiez pas là » de Alban Lefranc

Une lecture de « Vous n’étiez pas là » de et par Alban Lefranc

Le samedi 26 septembre 2009 à 18h00 dans la librairie

Avec une projection précédant la lecture du court métrage « L'Interview » (1986) de Sylvain Roumette avec Maurice Garrel et Nico (durée 11 minutes)

Ni hagiographie, ni descente en flammes, Vous n’étiez pas là détourne le genre biographique pour passer outre
les images d’Épinal associées à la chanteuse Nico (1938-1988) : cover-girl précoce, demi-mondaine dans La Dolce vita, égérie des films de Warhol, femme fatale du Velvet Underground, maîtresse d’une poignée de célébrités et increvable junkie bien au-delà des années 70. Apostrophant son héroïne sur un ton tendre et grinçant, Alban Lefranc s’approprie les tendances à l’affabulation de Nico, tord ici et là le bâton des faits et finit par la mentir vraie. Partant de ce rapport décalé, elliptique et dissonant, il l’exhume des ruines du IIIe Reich, la confronte à l’absence d’un père, autopsie les zones d’ombre de son ascension fulgurante, remet en perspective ses frères de chaos. Ôtant un à un les masques d’une intériorité mouvante pour réinventer quelques-unes de ses vies possibles.

Alban Lefranc, né en avril 1975 à Caen, vit entre Paris et Berlin. Fondateur en 2002 de la revue franco-allemande La mer gelée, traducteur de Peter Weiss, il collabore aussi à de nombreuses revues (Inculte, CCP, Le Quartanier, Carbone, Rue Saint Ambroise...). Après un premier récit, La vraie vie (Hache, 2002), il débute avec Attaques sur le chemin, le soir, dans la neige (Le Quartanier, 2005, autour du cinéaste allemand Fassbinder) une trilogie sur l’Allemagne qui se poursuit avec Des foules, des bouches, des armes (Melville/Léo Scheer, 2006, autour de la Fraction Armée Rouge) et dont Vous n’étiez pas là constitue le dernier volet. Elle a fait l’objet d’une traduction/parution en Allemagne sous le titre Angriffe. Fassbinder, Vesper, Nico chez Blumenbar Verlag en 2008 (traduction de Katja Roloff).

« L'Interview », film méconnu de Sylvain Roumette avec Maurice Garrel et Nico remet en question les mécanismes classiques de l’interview et son caractère faussement naturel. Faisant vaciller les frontières entre le dit et le non-dit, il met au centre du dispositif Nico en une sorte de pythie annonçant à l’interviewé (Maurice Garrel) sa propre mort. En interprète privilégiée et autoproclamée de l’inconscient de celui-ci, elle déroule sous ses réponses (déjà étranges) des réponses plus étranges encore. Un parallèle peut être ainsi fait avec le livre d’Alban Lefranc, qui, cherchant à percer la surface des petits faits vrais pieusement empilés sur Nico, constitue une remise en cause radicale des mécanismes classiques de la biographie hagiographique. Dans Vous n’étiez pas là, c’est au tour de Nico d’être l’interviewée, la destinataire ultime de questions auxquelles elle ne répondra jamais.

Entrée : 2,50 € (tarif réduit 1,50 €)
Sur réservation

« Sans début ni fin - Le Chemin du Mur de Berlin » de Dominique de Rivaz

« Sans début ni fin - Le Chemin du Mur de Berlin » de Dominique de Rivaz

Nous avons le plaisir de vous annoncer une présentation du livre de photographies

« Sans début ni fin - Le Chemin du Mur de Berlin /
Endlosschleife – Der Berliner Mauerweg /
The Never Ending Wall – The Berlin Wall Trail »

(Benteli Verlag & éditions Noir sur Blanc, 2009)

Le mercredi 9 septembre 2009 à 19h00 dans la librairie en présence de l'auteure Dominique de Rivaz

avec une projection simultanée des 242 photos composant l'ouvrage

Le mur de Berlin est tombé il y a vingt ans. Que reste-t-il aujourd’hui de ce symbole du rideau de fer ? Entre fascination morbide et attachement à ses restes épars, comment se situer face à cet espace emblématique ? De novembre 2006 à janvier 2007, la cinéaste suisse Dominique de Rivaz a suivi à pied le tracé originel du mur de Berlin, au long de ses 155 kilomètres. Elle en ramène des photographies qui révèlent les traces du mur, évidentes ou suggérées, à travers l’espace urbain et la campagne berlinoise. En thématisant la fragmentation et la disparition, la photographe montre que le mur, vingt ans après sa chute, est à la fois absent et présent dans la ville et le regard de ses habitants.


Dominique de Rivaz a compris qu’il n’importait pas de photographier des fragments du mur, ni même simplement ses ruines, mais ses traces. Le caractère oppressant des murs est restitué par la pluie, la boue, la neige, la glace. Les marques, comme des cicatrices, traversent les champs, les routes, les maisons. Invisible, ou seulement rappelé, le mur fut tranchant, jusqu’à ce que des tags rendent vivant le ciment mort ; il s’étire par tronçons, puis se coude brusquement pour toujours maintenir un bon angle de tir sur le fugitif.
(Jean Roudaut, préface)


Dominique de Rivaz, née en 1953 à Zurich, vit et travaille à Berne et à Berlin. Assistante de réalisation d’Alain Tanner, Jacqueline Veuve et Bakhtyar Kudoynazarov (Tadjikistan), elle a également collaboré pendant dix ans au Festival international de films de Fribourg. Son film Mein Name ist Bach s’est vu attribuer en 2004 le Prix du Cinéma suisse pour le meilleur long métrage de fiction ; son film Luftbusiness a reçu le prix du Cinéma suisse 2009 pour la meilleure interprétation masculine. Son premier roman, Douchinka (Editions de l’Aire), a reçu le Prix Schiller Découverte 2009.

Manifestation organisée en partenariat avec l'ambassade de Suisse à Berlin
et les éditions Benteli Verlag


Entrée libre

Sans début ni fin - Le Chemin du Mur de Berlin /
Endlosschleife – Der Berliner Mauerweg /
The Never Ending Wall – The Berlin Wall Trail

allemand / français / anglais
288 pages avec 4 pages à déplier
240 illustrations en couleurs
ISBN : 9783716515808
39,- euros
Mise en vente France le 8 octobre 2009?

« Le Maître de l’heure » de Habib Tengour

« Le Maître de l’heure » de Habib Tengour

Nous avons le plaisir de vous présenter en collaboration avec l’association Yedd

Une lecture de « Le Maître de l’heure » (éditions de La Différence, Paris 2008) de et par Habib Tengour

Le vendredi 26 juin 2009 à 19h00 dans la librairie

On disait qu’autrefois un conteur captivait tous les hommes de la ville au point que le muezzin oubliait d’appeler à la prière. Habib Tengour a hérité de ce talent. Il captive son lecteur de la première à la dernière ligne. « Les Turcs ont coupé la tête à ton frère ! Va à Alger la chercher ! » Que ça lui plaise ou non, le jeune homme n’a qu’à se plier à l’ordre du paternel. Roman de formation, récit picaresque, ironique et tendre Le Maître de l’heure est une exploration jubilatoire et rageuse du temps où la littérature voulait édifier son auditoire. Les prétendants à la maîtrise de l’heure restent nombreux mais aujourd’hui les religieux manipulent le sacré avec arrogance. Alors, il devient important de réenchanter le monde.

Habib Tengour est né à Mostaganem en 1947. Poète, écrivain et anthropologue, il a constamment vécu entre la France et l’Algérie. Il a publié des textes
en prose : Le Vieux de la montagne (1983), Sultan Galièv ou la rupture de stocks (1985), L’Épreuve de l’arc (1990), Gens de Mosta (1997 ; prix ADELF 1997) et Le Poisson de Moïse (2001) ainsi que des textes poétiques : L’Arc et la cicatrice (ENAL, 1983), Ce Tatar-là 2 (1999), Épreuve 2 (2001), Traverser (2001), États de chose suivi de Fatras et La Sandale d’Empédocle (2003).

Entrée : 2,50 € (tarif réduit 1,50 €)
Sur réservation

« Un peuple en petit » de Oliver Rohe

« Un peuple en petit » de Oliver Rohe

Nous avons le plaisir de vous annoncer une lecture de
« Un peuple en petit »
(éditions Gallimard, 2009) de et par Oliver Rohe
le samedi 13 juin 2009 à 18h00 dans la librairie

Ein vollkommener Mensch ist ein kleines Volk. Novalis

Un lieu : Bochum, ville de la Ruhr où Karl a appris son métier d'acteur, et qu'il retrouve, vieillissant et amer, pour y jouer Mort d'un commis voyageur. Entre bilan et souvenirs, son regard désabusé se pose tour à tour sur les êtres chers dont les conflits l'ont séparé, sur ses propres échecs, et sur l'hypocrisie du monde qui l'entoure alors que la maladie le ronge.
Un nom : Personnage Deux. Il consacre des heures entières à la surveillance des menus évènements survenant dans son immeuble, et suit en cela la mission confiée par l'énigmatique voisin Serge, disparu depuis dans la nature. De toutes ses obsessions quotidiennes, c'est celle du langage, du jeu de correspondance entre les mots et leurs objets, qui confine peu à peu le Personnage Deux dans l'immobilité et l'aphasie d'un spectateur.
Une date : le 3 janvier 1979. Puis, sur une durée de dix ans, un scénario qui se répète : fuir, fuir sans cesse les milices et les bombardements, saisissant au passage, à travers les yeux d'un enfant, la cruauté d'une guerre civile. Le narrateur échappe dès qu'il le peut à la surveillance des deux personnages féminins – jamais nommés – qui l'emmènent dans leur fuite, et explore l'univers des armes, du football, et des filles...

Trois points d'accord dans ce texte polyphonique : l'humour, qu'il soit grinçant ou confine à l'absurde, y est toujours présent. L'enfer, aussi : Karl y descend, le Personnage Deux l'affronte chez les autres, le narrateur en fuite y passe ses saisons. Mais c'est surtout le langage, et toutes ses possibilités, qui sont au cœur de ce troisième roman fondateur d'Oliver Rohe, largement salué par la critique en ce début d’année 2009.

Né en 1972, Oliver Rohe vit et travaille à Berlin. Il quitte, dès 1990, le Liban en proie aux affrontements armés, pour gagner la France en compagnie de sa mère et sa sœur. Son premier roman, Défaut d’origine (éditions Allia, 2003), évoque précisément, sous forme de monologue intérieur, un voyage de retour d’exil. Un deuxième roman, Terrain vague, paraît en 2005 chez le même éditeur. Il est également chroniqueur littéraire pour l’émission culturelle Ça balance à Paris de la chaîne Paris-Première, et l’un des fondateurs de la revue littéraire et philosophique Inculte, devenue également maison d’édition.

Lecture en français et en allemand en présence de la traductrice Katja Roloff.

Entrée : 2,50 € (tarif réduit 1,50 €)
Sur réservation

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EN VITRINE

Insondable N'Sondé

Insondable N'Sondé

Le héros-narrateur du cinquième livre de Wilfried N'Sondé est né Nsaku Ne Vunda en 1583 sur les rives du fleuve Kongo. Orphelin élevé dans le respect des ancêtres et des traditions, il est éduqué par des missionnaires et baptisé Dom Antonio Manuel le jour de son ordination. Le voici, au tout début du XVIIe siècle, chargé par le roi bakongo de devenir son ambassadeur auprès du pape. En faisant ses adieux à son Kongo natal, le jeune prêtre ignore que le long voyage censé le mener à Rome va passer par le Nouveau Monde, et que le bateau sur lequel il embarque, nommé Vent Paraclet, est chargé d’esclaves… Trouvant sur son chemin un mousse aux airs efféminé, des corsaires barbaresques dignes du meilleur du genre de cape et d'épées, il accoste à Lisbonne et traverse l'Espagne – trouvant sur son chemin l'Inquisition – mourrant à Rome en martyr de la liberté. Un roman d'aventure par un auteur qui ne laisse pas d'étonner. (Un océan, deux mers, trois continents, Actes Sud 01/2018)

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