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« Hommage à Hamid Skif »

Nous avons le plaisir de vous présenter en collaboration avec l’association Yedd

Hommage à Hamid Skif

le vendredi 30 septembre 2011 à 19h à la librairie

 

Hamid Skif
DR
(...)
« C’est à Hambourg qu’il est parti
Dans le cri violent des sirènes
Parmi les ombres incertaines
Le long des quais noyés de pluie
C’est à Hambourg, à Santiago
À White Chapel ou Bornéo
C’est à Hambourg, à Santiago
À Rotterdam ou à Frisco
C’est à Hambourg, un soir de pluie
Quand les navires quittent leur fer
Pour s’en retourner à la mer
Sur le port il s’est enfuit »

 

 

  

De son vrai nom Mohamed Benmebkhout, Hamid Skif est né à Oran le 21 mars 1951 et décédé à Hambourg le 18 mars 2011. Acteur majeur de la scène poétique d’après l’Indépendance algérienne, il fut lié au maître Jean Sénac (auteur en 1971 de la fameuse Anthologie de la jeune poésie algérienne dans laquelle Skif était cité) par lequel il s’initia très jeune aux poètes de la revue maghrébine Souffles comme aux jeunes poètes contestataires soviétiques ou à ceux de la Beat Generation.


Dans les années soixante-dix, il anima des récitals poétiques où se rencontrèrent pour la première fois depuis l’Indépendance des poètes d’expressions française et arabe. Il fut ainsi le premier à évoquer la poésie tunisienne en un temps où le Maghreb littéraire était méconnu et à élaborer, en 1979, une anthologie de poètes algériens en langue espagnole. Dans le courant des années quatre-vingt-dix, il innova en publiant sur Internet des livres entiers chez l’éditeur en ligne « 00h00 », ce qui, à l’orée des années 2000, lui permit de conserver les faveurs de l’édition algéroise.


Installé à Hambourg en 1997 après un séjour de quatre mois au Heinrich Böll Haus, il anima par la suite des lectures et des conférences en Allemagne, Autriche ou France. Titulaire d’une bourse du Pen Club allemand dans le cadre du programme Écrivains en exil, il publia en 2006 La Géographie du danger aux éditions Naïve, qui reçut le prix de l’Association des écrivains de langue française en septembre 2007 et fit l’objet d’une lecture à la librairie Zadig le 12 juillet 2008.
 

 

Une lecture d’extraits du texte d’Hamid Skif « Le Lézard » publié dans l’anthologie Nouvelles d’Algérie (coédition Magellan & Cie / Éd. APIC, 2009) sera suivie d’une évocation de l’auteur par Ursula Günther, épouse d’Hamid Skif, et Marion Beckhäuser, photographe et amie de la famille, dont les vues d’Algérie orneront nos murs à cette occasion tout le mois d’octobre.


Yedd deutsch-algerische Kultur e.v.

 

Entrée : 3,50 € (tarif réduit 2,50 €)
Sur réservation

« Noires blessures » de Louis-Philippe Dalembert

« Noires blessures » de Louis-Philippe Dalembert

Nous avons le plaisir de vous présenter une lecture de

« Noires blessures »
(Mercure de France, 2011)
de et par Louis-Philippe Dalembert

le samedi 19 février 2011 à 18h00 dans la librairie

Deux hommes s’affrontent quelque part dans la jungle africaine. Laurent Kala, le Blanc, pris de folie furieuse, est sur le point de tuer Mamad, son domestique noir... Comment les deux hommes en sont-ils arrivés là ?

Issu d’une famille nombreuse, Mamad n’a pas connu son père. Pour faire vivre la famille, sa mère vend des fripes sur les marchés. L’école est loin : chaque jour Mamad parcourt des kilomètres à pied, l’estomac vide. Cacher à ses camarades de classe sa situation précaire, maîtriser les nausées qui lui tordent l’estomac… tel est son combat quotidien. Grâce à son exceptionnelle mémoire, Mamad a peut-être une issue : décrocher une bourse, faire des études, trouver un emploi et mettre la famille à l’abri. S’il échoue, il lui restera la solution de tous les désespérés de la terre : fuir son pays vers un avenir meilleur.

Laurent Kala, Français expatrié, travaille pour une ONG. Il a grandi dans le XIVe arrondissement. Il a perdu son père alors qu’il avait dix ans, tué lors d’une manifestation de protestation contre l’assassinat de Martin Luther King. Son père était particulièrement attentif à la cause des Noirs, ce qui a toujours intrigué Laurent. Comment le fils de cet humaniste a-t-il bien pu se transformer en bête féroce et sanguinaire ?

À la fois grave et tendre, et non sans humour, le roman de Louis-Philippe Dalembert dresse des portraits émouvants d’hommes et de femmes accrochés à leur humanité, au milieu des relents de racisme et de colonialisme engendrés parfois par la présence à l’étranger d’expatriés occidentaux.

 

Louis-Philippe Dalembert © Daniel Mordzinski
© Daniel Mordzinski
Né le 8 décembre 1962 à Port-au-Prince (Haïti), Louis-Philippe Dalembert a vécu une dizaine d’années à Paris, où il a réalisé ses études universitaires et exercé la profession de journaliste. Grand voyageur (Amériques du Nord et du Sud, Caraïbes, Afrique du Nord et Afrique noire, Moyen-Orient, Europe), il est diplômé de l’École normale supérieure de Port-au-Prince et auteur d’une thèse de doctorat en littérature comparée sur l’écrivain cubain Alejo Carpentier (université de Paris III-Sorbonne Nouvelle). Pensionnaire de la Villa Médicis à Rome en 1994-1995, il effectue un bref retour au pays natal en 1996, puis séjourne plusieurs mois dans les Andes. Détenteur d’une bourse de résidence UNESCO-Aschberg, il séjourne longuement à Jérusalem, d’où il visite Israël, la Palestine, l’Égypte, la Jordanie. Son œuvre est fortement marquée par les thématiques du vagabondage, de l’enfance et l’Ancien Testament. Il réside à Berlin depuis un an au titre de la bourse du DAAD (Deutscher Akademischer Austausch Dienst).

 

Entrée : 3,50 € (tarif réduit 2,50 €)
Sur réservation

« François Mitterrand et la guerre d’Algérie » de Benjamin Stora

« François Mitterrand et la guerre d’Algérie » de Benjamin Stora

Nous avons le plaisir de vous présenter en collaboration avec l’association Yedd une lecture de

« François Mitterrand et la guerre d’Algérie »
(Éditions Calmann-Lévy, 2010) 

de et par Benjamin Stora

Le samedi 12 mars à 18h00 dans la librairie

Premier novembre 1954, l’Algérie s’embrase. En tant que ministre de l’Intérieur, François Mitterrand se retrouve au cœur de la tourmente. Pas question pour lui, ni d’ailleurs pour la majeure partie de la classe politique, d’envisager l’indépendance de ces départements français. Il tente en revanche d’imposer des réformes sociales. Devenu ministre de la Justice du gouvernement socialiste de Guy Mollet, il reste un homme d’ordre, fidèle à la politique répressive qui s’installe. La guillotine en devient une des armes. Quand François Mitterrand quitte la place Vendôme à la fin du mois de mai 1957, quarante-cinq condamnés à mort ont été guillotinés en seize mois. Comment celui qui, vingt-cinq ans plus tard, abolira la peine de mort peut-il accepter l’exécution des militants algériens ? Comment expliquer le silence autour de cet épisode noir de la carrière du futur président de la République ? Ce livre montre que François Mitterrand n’a pas été au rendez-vous de la décolonisation algérienne. Nourri de documents et de témoignages inédits, il est le fruit d’un long et méticuleux travail mené par un journaliste et un historien. Évoquant cette période plusieurs décennies plus tard, le président fera cet aveu : « J’ai commis au moins une faute dans ma vie, celle-là. »

 

Benjamin StoraBenjamin Stora, né en 1950 à Constantine, est professeur d’histoire du Maghreb contemporain à l’INALCO et professeur des universités. Spécialiste de l’histoire de cette Algérie où il est né, il est l’auteur de nombreux livres et documentaires sur le sujet. Ses recherches portent sur l’histoire du Maghreb contemporain, l’Algérie coloniale et l’immigration en France. Il est notamment l’auteur aux Éditions La Découverte de Histoire de l’Algérie coloniale 1830–1954 (coll. « Repères », 2004), Histoire de la guerre d’Algérie 1954–1962 (coll. « Repères », nouvelle édition 2004), et de La gangrène et l’oubli (2005). Chercheur internationalement reconnu, il a su faire avancer la recherche sur la guerre d’Algérie en utilisant les sources orales et visuelles, là où les archives écrites n’étaient pas toujours accessibles. Il vient de publier dans cet esprit Algérie 1954–1962. Lettres, carnets et récits des Français et des Algériens dans la guerre aux éditions des Arènes en 2010.

 

Yedd deutsch-algerische Kultur e.v.

Entrée : 3,50 € (tarif réduit 2,50 €)
Sur réservation

« Sez Ner » de Arno Camenisch

Nous avons le plaisir de vous présenter une lecture trilingue de

« Sez Ner »
(Éditions d’en bas, 2010)

de et par Arno Camenisch
avec la participation de la traductrice Camille Luscher

le samedi 29 janvier 2011 à 18h00 à la librairie

Die Kuh vom Giosch hat einen Silberblick.
La vacca dil Giosch mira tschèc.
La vache au Giosch a une coquetterie dans l'oeil.

Un été à l’alpage, à l’Alp Stavonas au pied du Piz Sezner dans la Surselva aux Grisons, c’est ce que nous dépeint, avec toutes ses contradictions, ce récit détaillé. Les protagonistes en sont le personnel de l’alpage, donc le maître fromager ou armailli, son adjoint et deux bouèbes, mais également les visiteurs, indigènes et touristes, qui montent de la vallée et, bien sûr, les bêtes, la nourriture, le vent et le temps qu’il fait. Le berger qui vole en parapente suffit pourtant déjà à nous indiquer que le monde moderne a fait son entrée sur la scène alpestre. Nous apprenons des faits connus mais aussi des choses surprenantes et choquantes. Une autre façon, pour ceux qui seraient encore des néophytes, de se faire une idée précise d’un monde traditionnel qui n’est pas à l’abri des pressions extérieures... L’auteur ayant signé les deux versions de l’ouvrage, écrites en allemand et en romanche (sursilvan), le texte n’en a pas moins conservé dans chaque version la sonorité propre à chacune des langues dans laquelle il est écrit.

 

Arno Camenisch
Arno Camenisch, né en 1978 à Tavanasa, dans les Grisons, où il a fait ses études primaires et secondaires, est l’un des rares jeunes auteurs de langue romanche à traiter des mêmes thèmes traditionnels de la littérature rhétoromane que ses prédécesseurs et à les placer dans une nouvelle perspective aux niveaux de la langue et du contenu. Auteur de prose, de poésie et d’essais, il écrit en allemand et en sursilvan (une des langues rhétoromanes). Ayant terminé un bachelor à l’Institut littéraire suisse de Bienne où il réside, il a beaucoup voyagé en Europe, en Australie, en Asie et en Amérique latine.

 

Camille Luscher
Née en 1987 à Genève, Camille Luscher, traductrice de Sez Ner vit aujourd’hui à Lausanne où elle étudie le français et l’allemand à la Faculté des lettres. Elle a séjourné quelque temps à Berlin où elle retourne régulièrement. Outre une collaboration avec le Festival de littérature de Loèche-les-Bains, elle a eu en 2009 l’occasion de participer au stage de traduction de Nord-Sud-Passage lors duquel elle a traduit des récits courts de Christine Pfammatter. Elle poursuit ses études dans le cadre d’un master en traduction à l’Institut littéraire suisse de Bienne.

 

Fondées en 1976, les Éditions d’en bas publient des ouvrages qui témoignent de la face cachée de la Suisse, et plus particulièrement de ce qui s’y vit « en bas », à l’envers du décor. Ces livres précèdent, accompagnent, traduisent et diffusent les idées des luttes et mouvements sociaux. Pour mieux saisir ce réel particulier, les Éditions d’en bas s’associent volontiers avec des acteurs de l’évolution et du changement des mentalités, telles que les organisations syndicales, non gouvernementales ou associatives. Essais et dossiers historiques, sociologiques et politiques, témoignages, récits de vie, textes littéraires, traductions, les livres des Éditions d’en bas explorent le champ du social à partir des marges de l’histoire, de la politique et de la société. De destinées enfouies dans l’ombre de l’oubli et des thématiques délaissées, elles font émerger des voix singulières et originales.

Sez Ner a été traduit par Camille Luscher en collaboration avec Marion Graf aux Éditions d’en bas, Lausanne, 2010 (trilingue français, allemand, sursilvan). Un nouveau titre d’Arno Camenisch traduit par Camille Luscher, Hinter dem Bahnhof, est à paraître en français à l’automne 2011.

 

Entrée : 3,50 € (tarif réduit 2,50 €)
Sur réservation

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EN VITRINE

"Y penser sans cesse" de Marie Ndiaye

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Obsédant et traversé de fantômes, écrit dans une langue qui s'entend autant qu'elle se lit, Y penser sans cesse permet à Marie NDiaye une incursion dans un nouveau territoire littéraire.
Des pages bruissantes d'une mémoire douloureuse au coeur d'une ville réinventée, Berlin.

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