Avenir et passé n'ont pas beaucoup de sens, ce qui compte, c'est le devenir-présent : la géographie et pas l''histoire, le milieu et pas le début ni la fin, l'herbe qui est au milieu et qui pousse par le milieu, et pas les arbres qui ont un faîte et des racines. [...] Fuir, ce n'est pas du tout renoncer aux actions, rien de plus actif qu'une fuite. C'est le contraire de l'imaginaire. C'est aussi bien faire fuir, pas forcément les autres, mais faire fuir quelque chose, faire fuir un système comme on crève un tuyau. [...] Fuir, c'est tracer une ligne, des lignes, toute une cartographie.
Gilles Deleuze / Claire Parnet
extrait de Dialogues, éditions Flammarion, 2008

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Nous avons le plaisir de vous présenter
« Les Horizons perdus »
(Éditions du Canoë, 2025)
Une lecture-présentation de Jean Pichard
Le samedi 13 septembre 2025 à 19 h à la librairie (sur réservation)

Éric, rencontré à Port Tudy sur l’île de Groix où le narrateur a ses racines et revient chaque été, rêve de tout larguer et de partir sur l’océan pour ne plus jamais revenir. Il propose au narrateur de l’accompagner dans sa grande traversée, de quitter ce monde qui se désagrège à bord d’un voilier, le Marie Belle, qu’il affrète pour l’occasion. La décision s’impose progressivement devant les émeutes, les troubles de plus en plus récurrents et violents qui agitent Berlin où vit le narrateur qui prend soudain conscience que, n’ayant plus ni amis ni amours, il peut tenter l’aventure. Partout, le monde se décompose rapidement : l’essence devient rare, les rationnements apparaissent, la violence se répand.
Ce roman projette le lecteur dans un monde post-technologique, quand les pannes informatiques, les tensions et les guerres nous mettent à la merci de nous-mêmes sur une planète transformée en champ de ruines. La fuite sur les océans dans un navire à voiles, sans aide de radios ni GPS, avec la seule science des anciens navigateurs, est-elle possible ? Même si elle se suffit à elle-même, est-elle une issue si Ulysse ne trouve plus Ithaque ?

Photo © Ralf Klingelhöfer
Né dans l'Ouest de la France, Jean Pichard vit à Berlin depuis les années 1980. Il se consacre à l’écriture après avoir exercé différents métiers dans l’enseignement, le bâtiment, l’informatique et la photographie, une autre de ses passions. Il a beaucoup écrit mais peu publié. Les Horizons perdus, son premier roman, aurait dû paraître en 2017 aux Éditions de la Différence. L’arrêt brutal des activités de cette maison d’édition ne le permit pas. Le revoici au Canoë huit ans plus tard, et son texte n’a pas pris une ride. Entre-temps, il a publié au Canoë un conte, Lisbonne disparaît, en 2018, et une rêverie sur Böcklin en 2021, L’Île des morts.
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Jadis, en des temps très anciens, c’est sur des canoës que circulaient et se transmettaient poèmes, histoires, contes et légendes. Les Éditions du Canoë entendent s’inscrire dans ce sillage. Suite au dépôt de bilan des Éditions de la Différence en juin 2017, leur directrice Colette Lambrichs décide en septembre 2017 de fonder seule une petite maison d’édition où elle puisse poursuivre un travail éditorial commencé il y a plus de quarante ans.
Entrée 8 € / 4,50 €
Sur réservation !