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Couverture L'exil vaut le voyage - Laferrière

C'est un roman graphique d'un genre nouveau que le plus atypique de nos académiciens de langue française, Dany Laferrière, a publié en Europe cette année.

Déjà coutumier de la chose, puisqu'il a fait paraître trois volumes déjà de ces carnets de mémoires illustrés, initialement produits au Québec. Ceux-ci ne sont pas sans rappeler aux connaisseurs les savoureuses mémoires du truculent illustrateur de presse et pataphysicien Siné.

La forme commune aux deux est l'alchimie d'une verve astucieuse au fil des phrases calligraphiées, et l'hilarante incise de dessins jetés là avec tous les protagonistes du récit – dont le narrateur même, le plus souvent – qui prennent forme sous nos yeux. Laferrière s'y affuble d'une couronne dorée d'enfant, genre Petit prince... Serait-ce, parmi d'autres, une antidote livresque à la crise du Corona, que la plupart des robots traducteurs intégrés aux ordinateurs nomment lestement : crise de la Couronne ?

Et n'est-ce pas dans tous les cas de nouvelle légitimité qu'il s'agit lorsque les autorités sanitaires françaises nomment leurs palabres en vue de rénover le système sanitaire et social français : Ségur de la santé ?

Le nom Ségur n'est, il est vrai, rien que le nom d'une avenue des 7e et 15e arrondissements de Paris, siège du ministère où se déroulent lesdites palabres. Puisque ce nom d'avenue est dédié à un lointain ancêtre par alliance de la fameuse comtesse de Ségur, auteure des Mémoires d'un âne et autres Malheurs de Sophie, pourquoi ne pas passer du coq à l'âne et prendre à rebrousse-poil quelques clichés d'époque ? Notre Haïtien de choc élu au fauteuil de Montesquieu en 2013, ayant rendu hommage ainsi à cette sacrée comtesse... :

Page roman graphique Laferrière Après la mort de mon grand-père, je me suis jeté sur les livres et je lisais tout. Tout ce qui me tombait sous la main. Mon plaisir était très divers. J'aimais surtout la comtesse de Ségur, grâce à cette espèce de gaieté qu'il y a dans ses livres. Une gaieté mêlée de larmes (la cruauté des enfants riches).

(Extrait de L’exil vaut le voyage de Dany Laferrière, éditions Grasset et Fasquelle, mars 2020).

étoile Zadig

Pour faire pièce à tout préjugé, soyez poètes. N'oubliez pas de réclamer des contes !




VIRUS DE LA LECTURE II


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Livre de Poche, 9,- €
Il existe sur les marchés d'orient des "fèves" mystérieuses auxquelles d'antiques superstitions prêtent le pouvoir de favoriser la naissance d'enfants mâles. Un peu partout, en effet, les naissances féminines vont se raréfier ; les "fèves" en seraient-elles la cause ? a travers une enquête à rebondissements qui les entraîne jusqu'à l'équateur, un savant français, spécialiste des scarabées, et sa compagne cherchent une explication. ce roman d'amin maalouf se prête à plus d'une lecture. roman de l'amour "maternel" d'un père envers sa fille, roman d'un homme attaché à "la féminité du monde", roman du partage de notre planète entre un sud qui dépérit et un nord qui s'exaspère, roman de l'effrayante rencontre entre les perversions de l'archaïsme et celles de la modernité... mais peut-être est-ce avant tout un conte philosophique, celui de notre fin de siècle déconcertante, et aussi, un regard inquiet vers le vingt et unième, si présent déjà, et que l'auteur appelle, énigmatiquement, "le premier siècle après béatrice".

 

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Livre de Poche, 9,50 €

Robert Badinter retrace le destin de sa grand-mère, Idiss, qui fuit l’empire tsariste pour se réfugier à Paris en 1912. Elle y vit les plus belles années de sa vie avant d’être rattrapée par les affres de la guerre et le nazisme.

« J'ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss. Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l'Empire russe venus à Paris avant 1914. Il est simplement le récit d'une destinée singulière à laquelle j'ai souvent rêvé. Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage d'amour de son petit-fils. » Robert Badinter

 

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Points-Essai, 11,50 €
Le premier livre d'Hannah Arendt, The Origins of Totalitarianism, publié en 1951, demeure encore aujourd'hui essentiel. Philosophe de la politique, Arendt se propose de montrer, à l'aide d'un matériel empirique rigoureux, de quelle manière le totalitarisme a pu naître dans le monde occidental. Étrangement, ce livre qui forme un tout n'avait pas été traduit dans son intégralité : seule la première partie (L'antisémitisme) et la troisième (Le totalitarisme) étaient jusqu'ici accessibles au public français. À une époque où le thème du totalitarisme semble plus que jamais devoir s'imposer dans le débat politique, il est pourtant indispensable de lire Arendt jusqu'au bout. Dans cette deuxième partie L'impérialisme, Arendt rend compte de l'expansion de l'État-nation à la fin du 19e siècle. Dès cette époque, les impérialistes français, britannique ou allemand justifient au nom d'une théorie raciste dépourvue de toute nuance l'occupation de vastes territoires africains et, déjà, l'usage impitoyable de la terreur. Après la Première Guerre mondiale d'autres bouleversements politiques surgirent qui portèrent en Occident même un coup sévère aux droits de l'homme, nombre de citoyens perdant les droits dont ils bénéficiaient.

 

étoile Zadig

Les Jours heureux

Die Band - Mawil 2004
© Mawil - Reprodukt Verlag, 2004


Le soleil brille dans notre rue si calme depuis six semaines déjà, durant lesquelles nos portes sont restées grandes ouvertes aux heures habituelles, comme celles de quelques autres commerçants de détail de « biens nécessaires » : animaleries, magasins de vélos, fleuristes... libraires !

Cette ambiance inhabituelle n'est pas sans rappeler la case de BD ci-dessus, extraite de l’excellent album Die Band, paru chez Reprodukt Verlag en 2004 (et également aux éditions 6 pieds sous terre en 2007, sous le titre The band, pour la version française).

Un souvenir d’enfance du bédéiste et musicien Mawil, qui évoque le temps de ses années rieuses de bohème productive, à la toute fin des années 1980 en RDA et nous donne l'occasion d'un retour en arrière.

Arrêt-image bien salutaire qui nous éloigne un tant soit peu des marchands de kebabs à la truffe ou autres concepteurs de palettes de chantier en marbre que proposent certains ici, pour meubler le temps et l'espace de clients chics...

En ces temps dont la vue se trouble, ZADIG a décidé de reprendre l'idée lancée par l'estimée librairie CITY LIGHTS de San Francisco (si loin, si proche) : plutôt que de distanciation sociale, pourquoi ne pas parler de solidarité spacieuse ?!

Profitons de l'espace que nous avons pour déambuler et nous poser avec un livre ! N'est-ce pas l'ébauche d'un beau programme de Résistance ?

Joyeux printemps à toutes et tous, à musarder au coin des rues comme au détour de vos rayons de livres !

HÉRISSONS-LIVRES

Hérissons-livres


Ils sont un symbole bienfaisant des peuples nomades d'Europe. Ils portent notre monde pourrait-on dire, pérénisant les livres quand ces derniers ont perdu la fonction du feuilletage − jaunis, usés.

Ils sont une rusée promesse de vie qui se prolonge, car on peut les relire à volonté une fois dépliés. Ils détiennent l'idée des anciens temps, la clé des songes pour mettre à mal leurs cousins dévoyés dont ce bas monde est hérissé : les ronces, les barbelés.

Toute l'année dans nos rayons et nos vitrines vous risquez fort de voir pointer le nez de quelques-uns de ces énergumènes animaliers, présidant à la destinée des Élégance du hérisson (Muriel Barbery) et autres Mémoires de porc-épic (Alain Mabanckou), tous ces pimpants cousins flambant neufs dont s'honorent nos sélections, en format populaire !

Joyeuse rentrée de nouveautés et rêves anciens à toutes et tous !

Dernière minute

Peinture et série de SP38La ville-État de Berlin nous accorde par une ordonnance du 17 mars 2020 le droit de rester ouverts en tant que libraires. Par celle-ci, la mesure de restriction annoncée les jours précédents ne s'applique plus désormais aux commerces de détail de presse et livres !
Vous pouvez donc toutes et tous nous rendre visite, sachant que nous respecterons les normes strictes d'hygiène et prévention requises.
Pour les personnes qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas se déplacer, nous mettons à l'étude un service de remise des livres en main propre le cas échéant devant la librairie (en tout cas hors les murs) et pouvons opérer sur tout le sol allemand des livraisons par poste comme à l’accoutumée...
 
 
étoile ZADIG
 
 
La Saga se poursuit toujours chez ZADIG !

Mais pourquoi donc attendre encore avant de lire La peste de Camus en format numérique ? La liseuse Saga de chez Bookeen est en vente chez nous, et notre portail numérique vous donne accès à un grand nombre de titres de référence, téléchargeables à domicile avec paiement sécurisé, pour peu que vous ayiez installé Adobe Digital Edition 3.0 (gratuit), sur vos ordinateurs, tablettes ou bien portables.
 
Pas besoin de liseuse d'ailleurs, si vous faites cette première expérience. La lecture peut se faire sur votre écran familier !
 
 
Pour un premier contact :
 
https://zadig.epagine.fr
 
Pour lire votre eBook sur un PC, une liseuse ou une tablette :
 
https://www.adobe.com/fr/solutions/ebook/digital-editions/download.html
 
Pour voir tourner en de bonnes mains la fameuse machine à lire :
 
 
Liseuse Saga de chez Zadig
 
 
 
étoile ZADIG
 

Mangez des livres !

Image Kupka exergue Homme et la terreFrantišek Kupka, dit François Kupka, né en Bohême, a illustré une somme en six volumes publiée en 1905 : L'Homme et la Terre, œuvre majeure du géographe et communard français Élisée Reclus. Six vieux grimoires que ZADIG détient dans ses collections et expose en vitrine depuis ses tout débuts en 2003. Nous avions dédié cette œuvre et cette image, l’automne dernier, à la jeunesse du monde entier mobilisée pour le climat.

Maintenant les logos et slogans des vieux maîtres d’antan n’ont plus seulement bon dos pour exprimer le point de vue des seules minorités conscientes. Garder la tête claire. Voilà ce à quoi nous sommes tenus pour avancer et réveiller notre Terre-mère en menant nos actions sur le principe de l’Entraide. Ce n’est pas si néfaste, au vu des ravages que la mondialisation galopante (comme on disait il y a vingt et quelques) ont provoqué.

Elle nous en fait tout de même voir de drôles d’époques, cette fichue planète, sous le coup des péripéties que vivent en ce début d'année les Hommes et autres Animaux... Dans l'ordre d’apparition il y a eu des koalas carbonisés en Australie, au sujet desquels les médias d’Europe ont déclaré qu’ils étaient morts sur un territoire grand comme « deux fois la Belgique ». En voilà des douleurs géolocalisées : ça vous en a des airs de plaidoyer pour un vieux monde blagueur, des métaphores comme celle-là !

Ladite blague tournant court, quand peu après s’est propagée l’image dévastatrice de pangolins dont la chair tendre, prisée de quelques gastronomes chinois, était porteuse de ce virus, le Covid-19, qui dévaste pour de vrai non pas tous les « veaux, vaches, cochons, couvée » — comme Perrette cassant son pot de lait chez La Fontaine — mais les chaumières comme les palais de l’impayable espèce Humaine.

Économies en vrille, états d’urgences, confinements de toutes et tous... Il faut pourtant garder la tête froide. La fin des temps ne peut être une affaire aussi surfaite. Une affaire d’hominidés bavards et impatients, qui commandent par le biais de « pure player » des ressources prémâchées venues des quatre coins du monde.

Commandez donc des livres triés sur le volet chez votre libraire de proximité !

 

Virus de la lecture

Hubert Lucot à l'escalierPour comprendre à posteriori notre monde chamboulé, il faut relire les aventures policières, sexuelles, boursières et technologiques de Luc Bouc, héros d'Hubert Lucot (photo - DR) dans son roman Les Voleurs d'orgasme. La multinationale qui y est décrite (la Multinana) commande des enquêtes révolutionnaires par leur objet comme par les moyens qu’elles mettent en œuvre. Le héros rencontre une jeune femme : coup de foudre. Elle disparaît. Il va la rechercher au Maghreb, à Hongkong, au Japon, en Australie, à Rome, au Portugal, au gré de missions au cours desquelles il multiplie les prouesses. Il en profite pour percer les motivations de ceux au service desquels il risque chaque jour sa vie et son intégrité morale, il en profite pour comprendre un peu mieux le trafic planétaire des personnes, des biens, des embryons, des idées, des logiciels et des molécules. Roman d’amour et d’aventures, Les Voleurs d’orgasme est aussi le livre de la mondialisation dont les prémices s'annonçaient dans les livres d'auteurs visionnaires comme Hubert Lucot ou Jean-Charles Massera il y a vingt ans et quelques.

Les Voleurs d'orgasme, éditions P.O.L 1998 : 19,- €. (Hubert Lucot est l'auteur du roman-affiche de 12 m² Le grand graphe, de chez Tristram éditeur, dont nous avons aussi un exemplaire en rayon).
 
 
Couverture livre Super Monsieur FruitMonsieur Fruit est un journaliste obèse qui revêt son costume de super héros afin de faire régner la paix à New York-sur-Loire. Clarque Quinte est journaliste au Daily Planète. Son problème c'est son obésité ! En effet le bonhomme préfère courir de boulangerie en pâtisserie plutôt que de prendre son bus et aller au boulot. Du coup les reportages lui filent sous le nez, il a son patron sur le dos et il doit absolument rattraper le coup. Au détour d'un étalage de fruit, alors qu'il envisage sérieusement de se mettre au régime, il rencontre un mystérieux homme à lunette qui lui propose de devenir le nouveau super héros « Monsieur fruit » et ainsi de pouvoir aller combattre l'infâme Jean-François, qui veut devenir le maître du monde et des fruits en particulier.

Bande dessinée de Nicolas de Crécy parue chez Futuropolis en 2015, reprise d'un classique de super-héros européen des années 1990. 32,- €
 
 
Couverture livre L'An 01 de GébéL'An 01 est une bande dessinée de Gébé, un film de Jacques Doillon, un mouvement, une utopie... En 1970, Gébé publie ses premières planches, et dans Charlie Hebdo l'aventure commence. Le premier livre qui les recueille paraît un an plus tard. Ensuite, c'est un film, que Jacques Doillon réalise, avec la participation d'Alain Resnais, de Jean Rouch, et de nombreux acteurs et amis : Coluche, Miou-Miou, Gotlib, Stan Lee. L'An 01, c'est l'envie d'en finir pour de bon, mais sans violence, avec une société morne et matérialiste, vendue comme un horizon indépassable. "On arrête tout", là, maintenant, et on imagine, au fur et à mesure, le monde à venir. Le tout avec poésie et humour, avec une liberté et une joie qui ne manquent pas de rafraîchir nos cerveaux engourdis. Pendant toute la durée de réalisation du film, Gébé dessine, dans ses planches, le film en train de se faire, prolonge le travail, répond au lecteur, rend compte de l'enthousiasme général. Le film, c'est l'Utopie en train de se faire, L'An 01 qui commence. La bande dessinée, elle, c'est le carnet, la mémoire de cette révolution en marche. Le monde entier participe au film. Le scénario paraît en feuilleton dans Charlie Hebdo. Pour la première fois, les planches de Gébé et le film de Jacques Doillon sont disponibles de conserve. Écologie, amour, refus des rapports marchands, réinvention de soi et de la société : et si L'An 01 commençait pour de bon ?

Livre + DVD du film de Doillon paru à L'Association en 2014. 34,- €




Par Saint Nom, la Bretèche !

Agrippine de Bretécher lit HeideggerMême si ce n'est rien de grave − moins grave en tout les cas que le fait qu'elle soit décédée −, sachez, gentes dames et gents damoiseaux, que l'auteure des Frustrés et d’Agrippine avait un nom que la plupart des gens ont toujours prononcé de manière gourde.

Haut les cœurs donc. Nous sommes tenus − pour rendre hommage à celle qui fut la plus géniale des poétesses du dessin populaire d’Europe et de Navarre − de crier fort en direction des cieux : Claire BREU-TÉ-CHER ! Mais oui bande de mioches masculinistes, on se concentre un peu. Car il n’y a pas d’accent aigu sur la première syllabe de son nom, crénom de Dieu.

Sonnez trompettes ! Claire Bretécher a su décrire mieux que personne les Dames du temps jadis et d’aujourd'hui en butte à leurs contradictions, mais aussi la sempiternelle déraison adolescente, ainsi que la mâle tentative d’être au monde, irréversiblement pathétique. Le tout d’une manière gouailleuse, rebelle et forte. N’en jetons plus, lisons ses livres ! Elle vient d'un trou perdu qui nous est cher, car quel qu’en soit le nom, c’est d’une très ancestrale vieille province universelle qu’elle parlait. Celle des beaux esprits libres et voyageurs, des Rabelais, Jarry et autres scolopendres aimant les grabouillis.

étoile ZADIG


Ä TÄNNSCHEN
PLEASE:
BONNE ANNÉE 2020 !

publivité carnets rhodia

Pour cette période dite d'après-fêtes, qui est celle des bonnes résolutions, quoi de mieux que des agendas, carnets d'adresses ou bien journaux de bord réactualisés ? La marque française Rhodia est une alternative colorée et ludique aux sempiternels carnets noirs ou bleu sombres, célèbres depuis les années 1990, que prisait paraît-il Hemingway...

ZADIG vous en propose un bel assortiment pour cette nouvelle année, en plus de ses foisonnantes propositions de livres colorés et instruits.

Pour cette année 2020 (que nous vous souhaitons des plus belles) remplissez vos carnets de pensées arc-en-ciel à l'enseigne d'un double petit sapin des Alpes !

étoile Zadig

Plan d'accès Nouvelle Zadig


La librairie Zadig a depuis le 18 juin 2019 changé d'adresse. Venez découvrir nos nouveaux locaux au cœur de la Spandauer Vorstadt, au Gipsstraße 12 - 10119 Berlin-Mitte !

Ça déménage, chez ZADIG !

Image colporteur DR

Cette fois-ci on peut le dire sans que ce soit une métaphore : après quinze ans de bons et loyaux services, notre tour est venu de faire place nette.

Notre bail ayant été remis en cause par notre ancien bailleur, ZADIG change donc d’adresse en vrai, pour se réimplanter à trois rues de là où nous sommes.

Nous avons donc trouvé chaussure à notre pied, ledit pied ferme dans notre ville, notre quartier, et ceci prouve qu'on trouve encore des lieux rêvés que n’ont pas réduit en poussière les dieux de l’Histoire et du Temps.


Haut les cœurs donc ! Et comme il semble que soit venu le temps des grands débats, dans cette bonne vieille Europe en mal de flamboyances, la confrérie du livre se doit par notre voix de mettre son grain de sel dans le chaos de nos métropoles gentrifiées.

Nous prendrons donc le ton des vénérables cahiers de doléances :

Princes, qui en
même temps que nous vivez...

Il ne suffit pas d’affirmer qu’en ayant pour modèle une République de colporteurs et d’almanachs on ravive une juste vision d’Europe.

Ici, dans notre grand quartier, il y a une rue des Vétérans et puis aussi une rue des Invalides : des noms qui font programme, pour exprimer un passé bien tragique. Une poignée de librairies constelle le coin, dont la librairie francophone ZADIG.

En attendant, Berlin demeure une ville occupée. Vouée à de faramineux profits légitimés par de fugaces contrats signés allègrement par les partisans de l’art qui occupe, et que ceux-ci disposent leurs pop-up stores à volonté : le capital annexe – celui qui fructifie quand les guerres ont cessé – n’a rien trouvé de mieux pour se perpétuer.

De respectables propriétaires distillent ainsi leur gourmandise de profit temporaire et ciblé, enclins à refouler toujours plus loin aux portes des villes les citoyens et les commerces de proximité.

Princes qui gouvernez, nous disons que l’investisseur madré, celui qui fixe ainsi les règles du marché, est un filou d’un très proche ancien temps.

Nous croyons qu’en Europe doit subsister une littérature de coin de rue, qui nécessite des points de vente et des kiosquiers.

Que ce n’est pas comme cela que l’on maintient la paix dans les chaumières.

Et qu’il faut prendre garde qu’aux citoyens libres et instruits ne prenne envie de proclamer, comme les pancartes que brandissaient les clercs du Quartier latin au bas Moyen-âge (dont un bon nombre étaient allemands ou scandinaves) :

Item, mundi mercatores Qui sunt quam defraudatores ?*

(*)« Qui sont les marchands sinon des fraudeurs ? »


Princes et princesses, qui tenez le haut du pavé, quoi vous souhaiter de mieux qu'un éternel printemps des livres !



Hommage à Tomi Ungerer

Zeralda par Ungerer

Natif d'Alsace et décédé à Cork (Irlande) en février 2019, il était une figure franco-allemande de la satire, l'art et l'humour. Amis pas si lointains du Till l'Espiègle de De Coster et du vagabond Knulp d'Hermann Hesse, ses héros de papier avaient pour nom Zéralda, Crictor ou bien les Trois brigands. Un grand sachem, un mohican de la contre-culture européenne nous a quittés. Un apache du Vieux Continent, comme ceux qu'on affectionne ici très posément.

© Extrait du Géant de Zéralda, L'école des loisirs, 1982.

Black Power White Power - Ungerer

© Black Power/White Power, affiche contre le ségrégationnisme racial, 1967. (Musée Tomi Ungerer de Strasbourg)
Son affiche "Black Power/White Power" est devenue l’une de ses images politiques et satiriques les plus célèbres, conçue à l’origine pour la couverture de la revue new-yorkaise Monocle, puis publiée sous forme d’affiche. Le thème du ségrégationnisme racial était des plus brûlants au cœur des années 1960. Il l'a traité avec audace en posant  la question de la responsabilité de chaque camp : représentant un homme noir et un homme blanc placés tête-bêche comme sur une carte à jouer qui s’entre-dévorent. L’emploi de la couleur brune mise en contraste avec du blanc et du noir, ainsi que le graphisme simplifié au trait épais accentuent la dramatisation de la scène. Sur fond de renforcement du conflit opposant les États-Unis aux forces du Vietnam et de l'embrasement des ghettos de Newark et Détroit, le grand Tomi, future star du dessin jeunesse, fit alors montre avec courage d'une certaine malice européenne vis-à-vis des fureurs du temps.

ZADIG seit 2003

Schicksal
de mon quartier...


La fille à cheval de Christophe Blain

Amis lect(eur)(trice)s, bienvenue chez Zadig, haut lieu de librairie indépendante dédié à la littérature universelle autant qu’à la littérature de coin de rue.

Acteur de sa ville depuis 2003 dans le bon vieux Berlin-Mitte de Brecht et Döblin, son nom est dédié à l’éponyme roman Zadig ou la Destinée de Voltaire. Il n’est pas un corner de grande enseigne commerciale au nom improbable du type Tartuffe&Molière*, ni un show-room aux marques griffées deluxe, ou bien aux accessoires décontractés-chic-rock'n'roll.

Passez la porte et venez découvrir nos fondamentaux en livres jeunesse et adulte, de l'actualité la plus récente en pensée critique aux nouveautés romanesques essentielles. Sans oublier les beaux livres, livres de poésie et de bande dessinée, ainsi qu’une large sélection de livres sur Berlin et de littérature de langue allemande en français.

Dans quelques jours nous vous donnerons quelques nouvelles du front de la littérature d'ici, à l'Est d'Eden et pas seulement. Bonne rentrée livresque à toutes et tous !


(*) Mais bien que d'un faux zèle ils masquent leur faiblesse
Chacun voit qu'en effet la vérité les blesse :
En vain d'un lâche orgueil leur esprit revêtu
Se couvre du manteau d'une austère vertu ;
Leur coeur qui se connaît, et qui fuit la lumière,
S'il se moque de Dieu, craint Tartuffe & Molière.
Discours au roi, Nicolas Boileau (1636-1711)

Image d'illustration DR - Christophe Blain / Revue AMERICA

VISAGES D'EUROPE

Photo Orwell
La rentrée littéraire a ceci d'une sympathique période qui veut que non content que chaque livre trouve son lecteur,  le contraire d'un contraire puisse faire la joie d'un vidéo-tubeur en ligne ou d'une rubrique de magazine dictant comment et quoi se mettre... La lectrice avisée, le lecteur exigeant ne s'en laissent heureusement pas tant conter. Mais comment déjouer cette dictature imagière ? Quels modèles la jeunesse peut-elle revendiquer ? Vu que les stars des lettres d'aujourd'hui auront bientôt — si elles n'y prennent garde — des trognes d'ancien temps que certains rois du monde arborent sans vergogne, convoquons deux visages d'Europe qui ne firent aucune concession aux miroirs de leur siècle.
 
Photo Simone Weil
Simone Weil et Georges Orwell combattirent dans le camp républicain durant la guerre d'Espagne, et décédèrent en Angleterre, chacun de leur côté, sans jamais se croiser. Vous avez dit Brexit ?...
Ils furent des intellectuels hors des normes et des modes, soucieux du droit des faibles contre toute oppression, qu'elle soit bureaucratique, bigote ou financière.
Tous deux nous ont légué qu'il n'est pas de littérature à laquelle ne préside une épopée d'idées.
Souhaitons-nous d'emboîter le pas, mieux que jamais  pour cette nouvelle année, aux esprits libres qui ne cessèrent de vivre sans entraves, et s'indigner.
 
Une belle année de conquête, à toutes et tous !

Oh les beaux jours


© pq 2016

Ici Berlin. Les beaux jours vont et viennent. Il y a tellement de choses à déchiffrer, relire et inventer, quand ils rallongent ou racourcissent. Bien plus qu’une banale marguerite à effeuiller, qu’une lubie de coudre ou d’en découdre, ou qu’une brusque envie de vent d’été dans les chaumières de ce monde R&Bee-isé.

Il y a tellement de niches à faire aux coins des rues pas tous proprets, au moins pour ceux ornés comme au vieux temps des friches, gribouillés à la hâte, qui nous font réfléchir au temps qu’il fait. Tellement à baliser d’espaces pas encore bardés de palissades, pour surligner ces runes de rue qu’on trouve encore, qui torsadent les fils du temps et du réel, qui forcent le trait.

Une ligne tracée, à quoi ça tient. À quoi revient un mur qui tombe, par pans entiers sous le vent de l’Histoire, ou bien parce qu’il s’est pris sur la tête une bombe ? À quoi tiennent un marché, un mur porteurs ? Il fût un temps pas si lointain où le ciel de Berlin voyait passer des funambules épris de liberté qui cherchaient la frontière entre terre et ciel, à défaut de celle entre l’Est et l’Ouest.

Aujourd’hui nous en sommes au passé accompli. Les merles sifflent encore, annonçant la saison des pommes. Mais ils se posent peu, les volatiles. Trop de béton pour eux. Alors ils reviendront quand les maisons seront finies. C’est ça qu’il faut, qu’ils zieutent la folie des hommes, ces oiseaux libres. À défaut de s’y retrouver tels les passants de nos quartiers prisés, qui veulent voir en vrai tous les palais des Larmes ou les Points-chèque de Charlie.

Préparez vous au grand effeuillage d'automne. Nous vous souhaitons, par le livre et le rire, la plus inattendue des fins d'années !

FEUILLES D'AUTOMNES

Kulturecke Berlin
© pq 2015

C'est un écheveau de rues longtemps méconnu du Berlin policé et lissé, désormais parcouru de Segway™ et calèches aux tarifs horaires princiers, que banquent volontiers les touristes en goguette.

L'histoire y est passée et repassée. C'est le Berlin de Brecht et Tucholsky. Du dôme de la synagogue mauresque finalisé en 1866 d'après les plans d'Eduard Knoblauch, saccagée, profanée, détruite en 1945, puis reconstruite.

Mais aussi le Berlin dont nous sommes au plus près, celui du Tacheles, ancien grand magasin devenu haut-lieu de la culture constestataire, que les édiles d'ici ont eu le mauvais goût de murer il y a plusieurs automnes, sans que personne n'ai pu y pénétrer depuis.

Sont-ils si importants que ça ceux qui spéculent sur l'oubli ? Croient-ils qu'on peut d'un claquement de doigts, combler des vides ?

La rentrée littéraire dûment sélectionnée que nous vous proposons, foisonnante comme il se doit, fait bien mieux que remplir des trous.

Du roman de Boualem Sansal, 2084, décrivant une société cauchemardesque et totalitaire inspirée d'Orwell, à celui de Delphine De Vigan, D'après une histoire vraie, narrant le tête-à-tête trépidant d'une auteure harcelée par sa meilleure lectrice, il y aura de quoi lire.

Sans oublier l'inépuisable acuité de Sorj Chalandon, échographiant dans Profession du père l'arrière-cuisine de bons Français accommodant leurs restes de pétainisme grégaire, d'anti-gaullisme forcené, d'éloge du colonialisme et autre forfanterie borgne. 

Le libraire de proximité n'aime rien tant qu'écrire le livre des mémoires vivaces. Pour le cœur et les yeux des passants d'un quartier, les tables de ses nouveautés sont les tables d'orientation, au jour le jour, d'une certaine idée de la culture et la littérature. Toutes choses dont ZADIG a pris de la graine, depuis 12 ans déjà.

Prix littéraire(s)

Prix Clef à molette 2015 © Crumb
Après la valse à mille temps des fêtes de fin d'années où l'on vit les bandeaux apposés sur les livres virevolter, faisant passer parfois avec bonheur notre littérateur favori du rang d'auteur-phare à celui grandement convoité d'auteur primé, voici 2015 qui s'annonce.
Il y a un Houellebecq nouveau qui fait jaser la morne plaine sociologico-médiatique à raison ou à tort, mais aussi d'autres vrais bijoux incontestés, comme le récit d'une arrivée à Berlin à la Chute du Mur par Wilfried N'Sondé, Berlinoise, tous deux parus simultanément le 7 janvier dernier...
Le libraire de proximité, qui n'a pas sa langue dans sa poche, a pour ambition de contrebalancer la valse des étiquettes annoncées. Aussi, dans une démarche inaugurée en 2014, sera estampillé du bandeau clef à molette 2015 celui de ces livres-là (et quelques autres) ayant déjoué tous les pronostics, tant par sa bonne fortune que son insuccès. Comme le suggère Nathalie Quintane dans son recueil paru aux éditions de la Fabrique, postés que nous sommes en plein milieu de décennie, allons-nous enfin parler d'Années 10 définitivement engagées ?
 
 

Polars d'été

Le gang de la clef à molette - Edward Abbey - CrumbRévoltés de voir le somptueux désert de l'Ouest défiguré par les grandes firmes industrielles, quatre insoumis décident d'entrer en lutte contre la “Machine”. Un vétéran du Vietnam accro à la bière et aux armes à feu, un chirurgien incendiaire entre deux âges, sa superbe maîtresse et un mormon nostalgique et polygame commencent à détruire ponts, routes et voies ferrées qui balafrent le désert. Armés de simples clefs à molette — et de quelques bâtons de dynamite — ils doivent affronter les représentants de l'ordre et de la morale lancés à leur poursuite. Commence alors une longue traque dans le désert.

Dénonciation cinglante du monde industriel, hommage à la nature et hymne à la désobéissance civile, Le Gang de la clef à molette, écrit par Edward Abbey, pionnier de l'écologie radicale qui a passé sa vie à combattre les saccageurs de la nature, est un livre subversif à la verve tragi-comique sans égale. Grand roman épique de l'Ouest américain reparu aux éditions Gallmeister en 2013, dans une nouvelle traduction détonante illustrée par le grand Robert Crumb, il a été vendu à deux millions d'exemplaires depuis sa parution au milieu des années 1970.

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Le Chat du Rabbin

Le Chat du Rabbin : Le film

Il est en vente en DVD le sépharade chat-philosophe qui un jour dévora un perroquet et se mit à parler. La série de BD culte de Joann Sfar adaptée par lui-même à l’écran rappelle à notre bon souvenir les bienfaits du multiculturalisme. Une fable philosophique à la Voltaire évoquant « des chats et des dieux » pour qui le problème n'est pas la religion, mais la façon dont on la vit...

IDÉES CADEAUX

Querelle - Fiction syndicale

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Pourquoi tu danses quand tu marches ?

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Éloge des bâtards

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Avant que j'oublie

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Mon premier rêve en japonais

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Refugiés à Berlin

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Apprendre à tomber

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Le roman des Goscinny

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Les îles. Le pays des Chintiens

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Un fruit rouge

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Horizon

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Tout le monde à table !

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Sexe, race & colonies

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Marguerite Yourcenar - Portrait intime

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Vivre ma vie - Une anarchiste au temps des révolutions

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Danser Pina

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Nouvel An

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Poèmes choisis

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Traversée - Une histoire d'amour

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La vie secrète des arbres - Ce qu'ils ressentent, comment ils communiquent

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à la une

Tournez, la manivelle !

« On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans » ?

 
Pas sérieux, quand on a dix-sept ans ?

Le samedi 19 septembre 2020 de 16 h à 19 h,
la librairie ZADIG fête ses 17 ans côté jardin :

Podium de lecture ouvert aux volontaires de 16 à 19 ans et promotion spéciale sur les livres de poche en essais et en poésie, avec orgue de Barbarie et bocks de limonade. Et une aimable contribution de maître Philippe Gross...

EN VITRINE

"Être ici est une splendeur" de Marie Darrieussecq

"Être ici est une splendeur" de Marie Darrieussecq

« Paula est peintre et elle voit que le modèle (la modèle) s’est endormie allongée le bébé face à elle. Elle fait plusieurs dessins au crayon, et peint deux toiles. [...] Dans les dessins, la mère et l’enfant se câlinent du bout du nez ; dans les toiles ils sont alanguis et symétriques, tous deux en position fœtale, la grande femme et le petit enfant. Ni mièvrerie, ni sainteté, ni érotisme : une autre volupté. Immense. Une autre force. » (Marie Darrieussecq, extrait de Vie de Paula M Becker, mars 2016).

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ALBUMS PHOTO

Mazen Kerbaj invite Ute Wassermann +1Inauguration de la nouvelle ZADIG avec Mazen Kerbaj le 21 septembre 2019France invitée d'honneur à la Foire du livre de Francfort 2017Leïla Slimani et Olivier Guez invités par ZADIG le 31 mars 2015Une lecture-présentation de Ken Bugul« Le Messager de Hesse », une relecture de Georg Büchner« Les Mystères de la gauche » par Jean-Claude Michéa« L’Art presque perdu de ne rien faire » de Dany LaferrièreRUE DES LIGNES 2013« Verre Cassé » de Alain Mabanckou« Où va Berlin ? » / Partie 2« Où va Berlin ? » / Partie 1Le Livre des NuagesOù sont passées les filles ?Brassens libertaire« Retour à l’envoyeur »Alain FreudigerAfter VIVE LA BOURGEOISIE! le 15 juillet 2006Une lecture de « Brassens. Le regard de Gibraltar » de et par Jacques Vassal le vendredi 15 septembre 2006Jean-Charles Massera