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« J'ai tué Shéhérazade » de Joumana Haddad

« J'ai tué Shéhérazade » de Joumana Haddad

Nous avons le plaisir de vous présenter une lecture de
« J'ai tué Shéhérazade Confessions d’une femme arabe en colère »

(Éditions Sindbad-Actes Sud, 2010)
de et par Joumana Haddad

le mercredi 10 novembre 2010 à 19h00 à la librairie

« Si vous abordez ces pages en quête de vérités que vous croyez déjà connaître ; si vous espérez être conforté dans votre vision orientaliste, ou rassuré quant à vos préjugés anti-Arabes ; si vous vous attendez à entendre l'incessante berceuse du conflit des civilisations, mieux vaut ne pas poursuivre. Car je ferai dans ce livre tout ce qui est en mon pouvoir pour vous "décevoir" ».
C'est en ces termes que Joumana Haddad s'adresse au lecteur occidental avant de lui expliquer comment elle et ses semblables peuvent être des femmes libres dans un monde arabe pourtant ravagé par le despotisme et l'obscurantisme. Mêlant témoignage personnel, méditations, poèmes, elle raconte d'abord ses premiers émois, lectrice toute jeune encore du marquis de Sade, puis son expérience d'adolescente qui grandit dans une ville en guerre, Beyrouth, puis de jeune femme écrivant de la poésie libertine, enfin de femme de quarante ans qui édite le premier magazine érotique en langue arabe.
Tuer Schéhérazade, c'est à la fois vivre et penser en femme libre, en femme arabe et libre, comme il en existe tant... qu'on s'interdit de voir et d'entendre.

Joumana Haddad est née en 1970 à Beyrouth. Elle dirige les pages culturelles du quotidien An-Nahar, ainsi que le magazine JASAD (Corps) qu'elle a fondé en 2009. Journaliste et traductrice polyglotte, elle a interviewé de grands écrivains comme Umberto Eco, Wole Soyinka, Paul Auster, José Saramago, Mario Vargas Llosa. Poétesse, elle a publié cinq recueils dont certains ont été traduits dans les principales langues européennes.

Nous n'avons pas l'habitude de lire dans le monde arabe une poésie aussi nue que celle de Joumana Haddad. […] Joumana Haddad prend la poésie au pied de la lettre, ou pour être précis, au pied de l'arbre, car elle évoque le désir, désir féminin, avec ses échancrures, son mystère, ses tempêtes et ses brûlures. Tahar Ben Jelloun

Dans ce livre courageux, Joumana Haddad rompt avec le tabou de la société arabe, selon lequel la femme doit se taire. Shéhérazade doit mourir, pour parler, pour raconter son histoire, pour devenir humaine. Elfriede Jelinek

Manifestation organisée en partenariat avec les éditions Hans Schiler (Berlin/Tübingen)

Entrée : 3,50 € (tarif réduit 2,50 €) Sur réservation

« Rue du Faubourg Saint-Denis » de Louis-Philippe Dalembert

« Rue du Faubourg Saint-Denis » de Louis-Philippe Dalembert

Nous avons le plaisir de vous présenter une lecture de

« Rue du Faubourg Saint-Denis »
(Éditions du Rocher, 2005)
de et par Louis-Philippe Dalembert

le samedi 30 octobre 2010 à 18h00 à la librairie
présentée et animée par Myriam Louviot

Jean, titi parigot noir, vit seul avec sa mère dans une studette de l’« Onu », ainsi que le préado et ses amis ont baptisé la rue du Faubourg Saint-Denis où grouille une faune de toutes origines. La mère, Brigitte, est une ancienne sans-papiers qui travaille comme femme de ménage pour subvenir à leurs besoins. Parmi ses employeurs, deux hommes se disputent aux yeux de Jean la place du père africain mort à sa naissance : M’sieu Kahn, anarchiste juif, grognon et généreux, et Djibril, pâtissier algérien au parler précieux. Mais la vedette de l’histoire est Ma’ame Bouchereau, vieille bigote solitaire et raciste en mal de petits-enfants, qui vit terrée dans son deux-pièces où elle ne reçoit la visite que de Jean, de Brigitte – sa bonne à tout faire – et de son médecin traitant. En plus de ne pas supporter les Arabes, Ma’ame Bouchereau ne s’entend pas avec M’sieu Kahn, son voisin de palier. Ce qui n’arrange pas l’affaire de Jean, obligé de faire le grand écart entre les deux vieillards. Alors qu’il prend progressivement conscience des notions de citoyenneté, de racisme, de justice sociale et de religion, le décès de Ma’ame Bouchereau durant la canicule de l’été 2003 vient confronter brutalement Jean avec l’idée de la mort… et du sens de la vie. Rue du Faubourg Saint-Denis rend un hommage vibrant et délibéré à la Vie devant soi de Romain Gary.

 

Louis-Philippe Dalembert © Daniel Mordzinski
© Daniel Mordzinski
Né le 8 décembre 1962 à Port-au-Prince (Haïti), Louis-Philippe Dalembert a vécu une dizaine d’années à Paris, où il a réalisé ses études universitaires et exercé la profession de journaliste. Grand voyageur (Amériques du Nord et du Sud, Caraïbes, Afrique du Nord et Afrique noire, Moyen-Orient, Europe), il est diplômé de l’École normale supérieure de Port-au-Prince et auteur d’une thèse de doctorat en littérature comparée sur l’écrivain cubain Alejo Carpentier (université de Paris III-Sorbonne Nouvelle). Pensionnaire de la Villa Médicis à Rome en 1994-1995, il effectue un bref retour au pays natal en 1996, puis séjourne plusieurs mois dans les Andes. Détenteur d’une bourse de résidence UNESCO-Aschberg, il séjourne longuement à Jérusalem, d’où il visite Israël, la Palestine, l’Égypte, la Jordanie. Son œuvre est fortement marquée par les thématiques du vagabondage, de l’enfance et l’Ancien Testament. Il réside aujourd’hui à Berlin.

 

Myriam Louviot est docteur en littérature comparée, auteure d’une thèse sur l’hybridité dans les littératures postcoloniales. Passionnée de voyages, elle a visité de nombreux pays dont l’Inde, le Togo ou la Mauritanie. Elle a également vécu 3 ans à Dakar où elle a enseigné au collège et animé des ateliers d’écriture. Depuis 2008, elle vit de nouveau à Berlin où elle donne des cours de français pour adultes.

Entrée : 3,50 € (tarif réduit 2,50 €) Sur réservation

Schrottographie II

Nous avons le plaisir de vous présenter dans le cadre de la 4e édition du Mois européen de la Photographie à Berlin

« Schrottographie II »
Photographies de Fred Kojder

Exposition visible du 16 octobre au 27 novembre 2010 dans la librairie en coopération avec l’association dieahnung

dieahnung
© Fred Kojder
Avec « Schrottographie II », Fred Kojder, né en 1969 à Paris, se lance sur les traces de la civilisation moderne, ses restes et ses ruines. Le monde qu’il découvre à travers son objectif est un nouvel univers, où l’homme ne semble plus avoir sa place – débris de voiture dans un buisson, restes de jouet dans le sable, carcasses de bateau dans la vase. Avec ce focus particulier, Kojder nous montre l’autodestruction de l’humanité, au bord de l’abîme. C’est une métaphore de la génération actuelle, une génération des crises économiques et catastrophes naturelles dans un monde toujours plus déshumanisé.
Fred Kojder met l’accent dans sa photographie sur la matière et son abstraction, à travers laquelle il révèle au spectateur la beauté de ce qui n’est pas beau. Il se concentre sur des détails disgracieux, exagère les contrastes et met ainsi en
lumière notre côté sombre. Ainsi naît une topographie des ruines de notre civilisation, qui continue d’exister dans une nature défigurée.


Après « Ce qu’il reste – Was übrig bleibt », lors du 3e Mois européen de la Photographie, « Schrottographie II » marque la poursuite de la collaboration entre le photographe français Fred Kojder, le collectif dieahnung et la librairie Zadig.



4. Europäischer Monat der Fotografie
Fred Kojder „Schrottographie II“
16.10. – 27.11. 2010


Mit „Schrottographie II“ begibt sich Fred Kojder, geboren 1969 in Paris, auf die Spuren der modernen Zivilisation, ihrer Überreste und Ruinen. Die Welt, die er durch sein Objektiv entdeckt, ist ein Universum, in dem der Mensch keinen Platz mehr zu haben scheint: Autotrümmer im Gebüsch, Spielzeugreste im Sand, Schiffsleichen im Sumpf. Mit seinem speziellen Fokus zeigt uns Kojder die Selbstzerstörung und Abgründigkeit des Menschen. Seine Bilder sind Metapher für eine nach Wirtschaftskrisen und Umweltkatastrophen stetig entmenschlichtere Welt.
Hauptaugenmerk legt Kojder in seiner Fotografie auf die Materie und ihre Abstraktion. So gelingt es ihm, dem Betrachter die Schönheit des Nichtschönen aufzuzeigen. Er konzentriert sich auf ungraziöse Details, übertreibt deren Kontraste und offenbart uns somit unsere dunkle Seite. Auf diese Weise entsteht die Topographie der Trümmer einer in der von uns verfremdeten Natur weiter existierenden Zivilisation.

Nach „Ce qu’il reste – Was übrig bleibt“ beim 3. Europäischen Monat der Fotografie ist „Schrottographie II“ die Fortsetzung der Zusammenarbeit zwischen dem französischen Fotografen Fred Kojder, dem Kollektivum dieahnung und der Zadig Buchhandlung.

Europäischer Monat der Fotografie Berlin 2010
dieahnung

Ralf Tauchmann chante Brassens

Nous avons le plaisir de vous annoncer à l’occasion des 7 ans de la librairie
« La Muse insolente de Georges Brassens »
une soirée en compagnie de Ralf Tauchmann le jeudi 16 septembre 2010 à 19h

Je m'exhumerai du caveau
Pour saluer sous les bravos...
C'est pas demain la veille, bon Dieu !,
De mes adieux.
(Trompe-la-mort)

Doch ist mein Haar unterm Toupet
Kohlrabenschwarz wie eh und je.
Ich fühl mich morgen noch zu wohl
Für ein Lebwohl...
(Trompe-la-mort – Dem Tod ein Schnippchen)

Ralf Tauchmann
Ralf Tauchmann est né à Bernbourg en Saxe-Anhalt en 1960 et a grandi sans aucun contact avec le monde francophone. Son père était ouvrier traceur dans la construction de ponts métalliques. Après des cours de français au lycée, il découvre la CHANSON POUR L'AUVERGNAT dans une version interprétée par Juliette Gréco, et n’a de cesse de déchiffrer le contenu de chansons résumé au dos des pochettes de disques d’Yves Montand, Guy Béart ou Charles Aznavour. Durant son service militaire à Basdorf il découvre le sens de l’expression « La tombe buissonnière » dans la chanson LE TESTAMENT et c’est le déclic, alors qu’il ignore que Basdorf était précisément l’endroit où Georges Brassens avait composé ses premières chansons durant son Service du Travail Obligatoire en Allemagne.

 

Ralf Tauchmann
© Alain Jadot
Il prolonge par la suite l’investigation en empruntant à la bibliothèque de Leipzig un recueil bilingue de Brassens publié en RFA par Nino Erné en 1967. Trouvant Brassens fort politique au regard de la doctrine qui régnait en RDA, il a la surprise de voir que ce livre traduit échappait à cette règle, tant par son contenu que par sa classification dans les rayons. Éprouvant des difficultés administratives pour se produire sur scène, il commence alors à entreprendre à sa manière l'adaptation des textes et prend des leçons de chant parallèlement à son travail de traducteur technique. Début 1989, alors qu’il traduit les contes retrouvés de Guillaume Apollinaire pour Aufbau Verlag, la RDA s’écroule. Il met en ligne dès 2000 un site consacré à ses adaptations de Brassens qui commence à le faire connaître, tout en redoublant d’activité musicale. Après divers récitals en Allemagne de l'Ouest et à Berlin, il apprend que Basdorf commémore Brassens et anime sa première soirée au festival Brassens in Basdorf où il fait la connaissance de René Iskin, Pierre Onténiente, et rencontre d'autres traducteurs et interprètes d'autres pays.

Le premier volume de ce recueil (228 pages, 18 €) sous-titré « Les chansons des débuts », qui inaugure une publication chronologique en trois volumes, a obtenu l’autorisation de parution de Warner Chappell Music France en 2010.



Sur une idée de Marion Schuster et Jürgen Günther

Présentation d’Alain Jadot

Entrée : 3,50 € (tarif réduit 2,50 €)
Sur réservation
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EN VITRINE

"Culottées 2" de Pénélope Bagieu

"Culottées 2" de Pénélope Bagieu

Sonita, rappeuse afghane et exilée militante ; Thérèse, bienfaitrice des mamies parisiennes ; Nellie, journaliste d'investigation au XIXe siècle ; Cheryl, athlète marathonienne ; Phulan, reine des bandits et figure des opprimés en Inde... Les Culottées ont fait voler en éclat les préjugés. Quinze nouveaux portraits drôles et sensibles de femmes contemporaines qui ont inventé leur destin.

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Régulièrement, la lettre d'informations dresse un panorama des activités de la librairie et des nouveautés.

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